Mardi, Yves a donné une interview à muctv.fr, la web tv du club. Retrouvez l’interview intégrale dans laquelle il livre ses impressions sur la première moitié de saison et où il nous dévoile ses objectifs pour la seconde partie. Une longue interview du coach manceau, très instructive…
C’est reprise sous la neige pour le Muc 72…Nous sommes obligés de nous adapter. Ce matin nous avons donc travaillé en salle la musculation et avons couru autour des terrains. Il y eu quelques batailles de boules de neiges entre les joueurs, quelques moments de détente toujours sympa. Mais ça reste perturbant. C’est semaine va vraiment être différente de la semaine précédente où nous avons effectué un bon stage, dans de bonnes conditions.
Est-ce que cette semaine de vacances a été profitable à tout le monde ? Oui, mais nous n’avons qu’une semaine à Noël ça passe très vite. Ensuite nous sommes partis en stage où nous avons passé le réveillon ensemble. La qualification face à Yzeure a ponctué cette semaine. Nous attaquons maintenant le début de la phase retour, et il va falloir être prêt dès samedi.
Que retire-t-on de positif après une qualification aux penalties dans un match compliqué ?
Les garçons n’ont pas eu grosse explosion de joie après ses penalties même si, il faut le reconnaître, cela nous a soulagé. Nous avons bien maîtrisé le match. Les joueurs étaient surtout déçus de ne pas avoir marqué de but dans le jeu. Après, il s’est produit ce qui arrive souvent face aux petites équipes, la séance de tirs aux buts. Et là, ça se joue à la loterie.
Lors de celle-ci j’ai apprécié le sang froid des 5 frappeurs. Nous avions préparé le match mais pas à 100% comme nous le ferons pour le match de Lille. Ce n’était pas une semaine traditionnelle. C’était un stage important, durant lequel nous avons bien travaillé, et pas mal échangé. J’ai senti les joueurs très lucides par rapport à la situation. Cela m’a conforté. Nous nous sommes fixés des objectifs, j’ai vu tout le monde très mobilisé pour les atteindre et c’est une bonne chose.
Est-ce que pour toi, affronter lors du premier match de la phase retour une des grosses équipes de notre championnat peut être un bon moyen de se jauger ?Effectivement Lille est un gros morceau. Mais je l’ai toujours dit, nous aurons toujours à faire des gros matchs. Le déplacement à Grenoble était, lui aussi, un gros match. Lille est une équipe en pleine confiance, qui marche bien, mais on se rappelle qu’au mois d’août nous nous étions imposés là-bas. Je pense qu’ils seront revanchards, mais nous voulons absolument bien redémarrer cette phase retour.
Jouer une équipe importante de notre championnat donnera peut-être cette pression nécessaire pour réaliser des grands matchs…La pression on l’a. Cela fait deux mois qu’on n’avance pas ou très peu. Nous en sommes conscients, et nous sommes les premiers à reconnaître que cela ne va pas se faire tout seul.
Ça va revenir parce que nous allons refaire les efforts tous ensemble, retrouver une efficacité offensive et peut être retrouver un peu plus de réussite par rapport à certaines décisions arbitrales. Et peut être que nous ouvrirons le score sur notre première occasion…
Nous savons que ça va être un championnat compliqué, et nous l’avons toujours dit. Après, c’est vrai que nous nous sommes retrouvés 3ème et tant mieux, c’était une bonne chose. Maintenant, il faut attendre une deuxième partie de championnat où il va falloir se battre. J’espère que les supporters seront derrière nous et qu’ils se mettront dans la tête que nous jouons le maintien cette année. Le maintien ce n’est pas avoir 42 points à la dernière journée, nous pouvons peut être les atteindre avant, mais il faut que nous partions dans cette idée là. J’ai l’impression que beaucoup de gens sont déçus parce que nous sommes 12ème, mais moi le premier j’aimerais bien être 3ème. Maintenant il y a un championnat et ses réalités. Il y a deux solutions : soit on se bat toute l’année en se disant que Le Mans a perdu beaucoup de joueurs et est en reconstruction. On y va tous et on se bat. Soit, on est en train de dire qu’on aurait dû faire la Ligue des champions et on se trompe tous. En ce qui concerne Lille, nous savons que cette équipe marche bien et qu’ils sont devant, mais nous, nous allons jouer pour prendre des points.
Sans parler mathématique, quels sont les objectifs pour la deuxième partie de saison ?C’est vrai que nous avons fait un bon début de championnat, que nous avons 24 points mais j’aime bien l’idée de progression sans parler d’un nombre de points à atteindre. J’aime bien voir progresser mes joueurs et mon équipe parce que quand je m’occupais de la formation, mon objectif était celui-là. Et, j’ai envie de voir ça. Nous voulons essayer d’accrocher des « gros ». J’aimerais aussi que nous progressions dans la conservation des résultats. Nous n’avons fait que trois nuls, c’est insuffisant. A l’image du PSG, de Bordeaux, nous revenons au score, c’est bien, mais il faut ensuite tenir ce résultat. Même si c’est à domicile cela fait un point de plus. Et si tu fais deux ou trois nuls de plus, aujourd’hui au lieu d’être à 24 tu es à plus. Je souhaite progresser sur ces points là et dans la rigueur qui faisait notre force en début de saison. Nous prenions moins de but, et nous en marquions plus. Nous n’en mettrons peut être pas autant, comme 3 à Lille, 4 à Nantes, mais nous savons que nous avons la capacité de marquer, c’est déjà important quand tu joues. Nous faisons partie des bonnes attaques du championnat et ce n’est pas rien. J’ai envie de voir l’équipe progresser.
Ce début de saison a permis de voir des jeunes percer et d’autres progresser. C’est positif ça pour le Muc 72…La politique du club est de faire sortir des jeunes talents. Il y eu Gervinho qui doit maintenant confirmer. Actuellement, nous avons Modibo Maïga qui jouait très peu l’année dernière et qui est à 6 buts, ça c’est bien. Et puis il y a les jeunes du centre de formation comme Matthieu Dossevi ou Mathieu Coutadeur qui a pris une nouvelle dimension. Moi, je suis dans cette politique. Maintenant, l’intégration des jeunes dans l’équipe professionnelle ne doit pas se faire sans oublier le contexte. Il faut que celui-ci soit favorable avec quelques résultats positifs, un meilleur classement, que nous soyons rassurés, pour voir d’autres jeunes apparaître. Sachant qu’à l’image de Modibo, il va falloir confirmer. Et c’est une étape difficile pour les jeunes…
Edité le 07/01/2009 à 17h48