Ci-dessous la réaction d’Henri Legarda suite au vote par l’Assemblée Nationale de l’amendement supprimant dès le 31 décembre 2009 le dispositif du droit d’image collective :
« Le vote de l’Assemblée Nationale met aujourd’hui en grande difficulté le football mais aussi le sport de haut niveau français dans son ensemble. C’est une décision difficilement compréhensible tant sur la forme que sur le fond.
Sur la forme, un changement des règles fiscales en cours de saison serait extrèmement dangereux pour l’équilibre économique et l’avenir des clubs. Dans le cas du MUC 72, cela impliquerait une perte d’1 millions d’€ sur une saison qu’il faudra compenser alors que les contrats signés grâce à ce dispositif devront,eux, être honorés. De façon concrète, nous serons donc dans l’obligation d’intensifier fortement notre plan de réduction des dépenses du club déjà amorcé depuis le début de la saison en raison du contexte de crise.
Il est également dangereux de modifier une règle prévue jusqu’en 2012, sur laquelle de nombreux clubs avaient bâti leur développement à moyen terme. Un préavis aurait été la moindre des choses notamment pour les clubs évoluant dans des sports moins médiatisés que le football qui seront les plus handicapés par cette décision. Ce vote brutal de l’Assemblée atteste d’une profonde méconnaissance des règles de gestion d’une entreprise.
Sur le fond, ce vote souffre enfin d’un réel problème de cohérence, douze mois après la publication du rapport Besson qui diagnostiquait un manque de compétitivité des clubs de football professionnels français. Comment y répondre un an plus tard par un allourdissement des charges alors même que la Secrétaire d’Etat avait pris position en faveur du DIC après consultation des clubs ? Enfin si l’on veut être cohérent pourquoi alors ne pas s’attaquer de la même façon au droit à l’image existant dans le monde du spectacle et au droits des expatriés qui existent pour tous les autres métiers ? Il est compréhensible que l’Etat ait besoin de recettes dans cette période de crise. Mais handicaper fortement les clubs professionnels, c’est handicaper l’économie du sport en général et les emplois directs et indirects qu’ils créent. »
Edité le 30/10/2009 à 20h34