L’équipe a vécu un match difficile à Paris. Quel regard portes-tu sur cette rencontre ?Cela a été compliqué parce que nous avons fait des erreurs. A cause de ces erreurs nous finissons à dix contre onze. Et, évidemment, il est plus difficile de gagner ou de faire un résultat positif en infériorité numérique.
Ce match marquait le début d’une semaine cruciale dans la fin de saison des Girondins. Vous devez certainement avoir le désir de rebondir dès le match du Mans…Oui, bien sur. Nous n’avons qu’une seule idée en tête : il faut renouer avec la victoire. Nous devons gagner et ensuite nous verrons comment cela peut se passer pour nous. On s’est compliqué la rencontre contre Paris. Nous avons joué une heure à dix et il est difficile d’espérer faire un bon résultat dans ces conditions. Sur le début de match, avant l’expulsion nous avions le monopole du ballon. Nous allons essayer de ne pas reproduire ces erreurs contre le Mans.
L’équipe Mancelle joue désormais libérée de la pression. Les joueurs n’ont plus rien à perdre. Cela risque-t-il de changer la donne ?Ils vont être complètement libérés. Ils vont certainement se lâcher. Nous avons vu ce week-end, ils ont fait un bon match nul deux partout contre Montpellier. Nous nous attendons à un match compliqué mais il n’y a plus de questions à se poser, il faut agir et gagner, tout simplement.
Cette équipe dispose d’un gros potentiel physique. La bataille va être rude…Il faut rester solide sur nos bases. Ce sera, selon moi, l’un des clés de cette rencontre. Si nous parvenons à être bien en place défensivement, nous pourrons développer notre jeu. Si nous jouons comme nous savons le faire, je pense que nous pouvons obtenir un bon résultat.
En deux ans, tu as pris une autre dimension au sein de cette équipe. Comment en es-tu arrivé là ?J’ai beaucoup travaillé et je pense cela finit toujours par payer. Je travaille toujours et même encore plus aujourd’hui pour me perfectionner. Je suis conscient d’avoir encore beaucoup de choses à parfaire. J’aime beaucoup travailler, notamment physiquement, après les entrainements. Aujourd’hui, c’est une sorte de récompense car j’ai patienté et le changement de coach m’a permis d’avoir ma chance.
Les difficultés que tu as rencontrées au début de ta carrière te servent-elles aujourd’hui ?Bien sûr, aujourd’hui je suis très costaud mentalement parce que je suis passé par des moments difficiles. Maintenant, sur un plan personnel, tout se passe bien pour moi. Je suis plutôt content même si je continue à travailler.
Tu affiches sept passes décisives en championnat. T’attendais-tu à avoir une telle efficacité cette saison ?Non, peut-être pas mais il y a des saisons où tu as plus de réussite et où les attaquants ont également plus de réussite. Les passeurs sont tributaires des performances des attaquants. Certaines saisons vous faites des passes mais il n’y a pas de buts et, d’autres, vous ne parvenez pas à faire de bons centres. C’est finalement assez aléatoire mais je suis tout de même content du bilan cette année.
Pour finir, quel a été le mot d’ordre dans le vestiaire entre les joueurs?Il faut gagner, c’est tout. Il n’y a rien d’autre à faire. il nous faut enchainer les victoires, tout simplement.
Merci à
girondins.com pour cet entretien réalisé avec
Benoît Trémoulinas.
Edité le 14/04/2010 à 15h21